Un verset pour demeurer en Christ
Dans l’antiquité, la vigne était considérée comme un arbre sacré, voire divin, et son produit, le vin était une boisson pour les dieux. Nous retrouvons un faible écho de ces croyances dans l’Ancien Testament.
Elle symbolise surtout le peuple d’Israël. L’accent est porté sur les bons soins que Dieu prodigue à son peuple, à l’image d’un vigneron attentif.
En iconographie, la vigne est une figuration de l’Arbre de Vie. Elle est une expression végétale de l’immortalité, de même l’alcool est resté, dans les traditions archaïques, le symbole de la jeunesse et de la vie éternelle.
La vigne est un cep sur lequel sont attachés une pluralité de sarments et ils forment un organisme vivant.
Dans ce passage de l’Évangile de Jean, Jésus se présente comme la vigne. Et son Père est présenté comme le vigneron. L’Évangile évoque donc un Dieu artisan, patient, qui sait prendre soin de sa vigne au bon moment. Un Dieu dont l’attention toute entière est tournée vers sa vigne. Mais un Dieu qui respecte sa vigne, qui la considère comme une partenaire dans son grand œuvre et qui sait tirer partie de son cépage, de la terre dans laquelle elle grandit, de l’ensoleillement particulier dont elle bénéficie. Un Dieu qui, comme un artisan vigneron, ne calibre pas sa vigne dans un moule pré-établi, mais qui l’accompagne.
Nous sommes alors enracinés en un Dieu qui nous respecte ; notre histoire particulière là où nous plongeons nos racines, les ombres et les lumières qui nous façonnent, tout cela pour me conduire à donner le meilleur de nous-mêmes.
Le Christ sous les traits du cep de vigne, de ce pied qui traverse les saisons. Il est l’élément stable du vignoble. Celui qui demeure, qui traverse les aléas des saisons, même lorsque l’hiver semble jeter sur lui sa chape de mort. Il est l’élément stable du vignoble, sans lequel la production de rameaux, de feuilles et de fruits serait impossible. Il est celui de qui vient la vie, par lui la sève vivifiante irrigue et nourrit chaque rameau. Il ne porte pas lui-même de fruits, mais il en est l’origine. Il a besoin des rameaux pour produire du fruit, tout comme les rameaux ont besoin de lui pour d’épanouir. Car par lui, la vie circule et s’épanouit.
En tant que croyants, nous sommes les sarments de la vigne ; demeurant en Christ.
Ce dimanche au Temple de Cologny à 10h00 culte d’installation et d’accueil de la pasteure Nathalie Schopfer, en présence d’Anne-Laurence Cornaz Gudet, membre du Conseil de la Compagnie des pasteurs et des diacres, et Isabelle Savoy, membre du Conseil du Consistoire.
La prédication sera sur ces textes bibliques : Jean 15,1-4 et v. 11-15; 1 Corinthiens 12,12-13 et v. 27.

(pour netbank)