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Pâques
Pâques n’est pas une histoire du passé. Pâques est une histoire pour les jours d’aujourd’hui. Notre Pâque est une histoire pour notre actualité !
| A la suite de la Pâque du Christ notre Pâque s’accomplit chaque jour. Notre Pâque, notre Passage à travers la mort se réalise chaque fois que nous vainquons la mort du mensonge pour aller jusqu’à la vérité, chaque fois que nous vainquons la mort de la rancœur pour aller jusqu’à la réconciliation chaque fois que nous vainquons la mort de l’indifférence pour aller jusqu’à la compassion. Notre Pâque est en achèvement chaque fois que nous allons, quoiqu’il en coûte, jusqu’à la vie semée de nos propres main ! Pâques de chaque jour, Charles SINGER, 1999. A Pâques, nous célébrons la victoire de Jésus-Christ sur la mort. En se laissant crucifier, en se soumettant à la violence humaine dans sa forme la plus humiliante et cruelle, celui que nous appelons Fils de Dieu sonda l’abîme de la déshumanisation jusque dans ses recoins les plus sombres, puis revint à la vie au troisième jour. Quelle étrange démonstration de force de le Fils de Dieu que de se laisser mettre à mort sans se défendre, puis de revenir à la vie et de sortir de son tombeau sans bruit. Une pierre roulée, un tombeau vide, des femmes qui ont peur et s’enfuient. C’est ainsi que l’Évangile de Marc nous relate la résurrection du Christ. Nous sommes bien loin des acclamations de joie et d’allégresse que l’on proclame habituellement au matin de Pâques. Dès les débuts de l’Église, la fête de Pâques, fête de la résurrection du Christ, fut la plus importante de l’année chrétienne. Au fil des siècles elle fut rallongée à plusieurs jours, de Jeudi Saint jusqu’au Lundi de Pâques. C’est le premier jour de la semaine, jour de la résurrection du Christ qui remplaça pour les chrétiens le sabbat comme jour de repos. Et alors que pendant les premiers siècles le symbole du poisson servait comme identification pour les chrétiens (« ICHTHYS » – les lettres de l’alphabet grec pour le mot « poisson » forment un acronyme pour « Jésus Christ, Fils de Dieu, Sauveur »), le Concile d’Éphèse au 5ème siècle imposa la croix comme symbole universel de la chrétienté. L’Apôtre Paul appelle l’Évangile de la mort et de la résurrection de Jésus Christ « un scandale pour les juifs et une folie pour les grecs » (1Corinthiens 1, 23). Les juifs attendent le Messie qui rétablira la puissance de la dynastie du roi David et de son royaume à la fin des temps ; les grecs ont l’habitude d’honorer des philosophes et des principes religieux anciens et vénérables, et non un jeune rabbin itinérant qui se fait exécuter, portant toutes les marques de faiblesse et d’humilité. La crucifixion du Messie mène à bout la logique humaine. La croix chrétienne ne symbolise donc pas seulement la mort brutale d’un homme ; bien plus que cela, elle symbolise la limite du règne de la violence humaine. Car après un temps de deuil, de vide, de frayeur, les disciples retrouvèrent une nouvelle espérance. La croix est le symbole d’une espérance qui a passé par le désespoir. Nathalie Schopfer, pasteure |
| Culte du Vendredi Saint Temple de Vandoeuvres à 10h présidé par le professeur Michel Grandjean Culte du dimanche de Pâques au Temple de Cologny à 10h présidé par la pasteure Nathalie Schopfer |

(pour netbank)